La quantité de lumière qui traverse l'objectif de l'appareil dépend de l'ouverture du diaphragme et de la vitesse.
Par exemple, une petite ouverture de diaphragme (16) et une grande vitesse (1/500e de seconde) laissent passer peu de lumière, ce qui convient pour photographier un paysage enneigé en plein soleil.
En revanche, un grande ouverture de diaphragme (par exemple, 2.8) et une vitesse lente (1/10e de seconde) conviennent pour photographier une statue enfermée dans une église romane.
En photographie argentique, un troisième élément intervient : la sensibilité du film (mesurée en ISO). Plus le film est sensible, moins il faut de lumière pour l'impressionner.
Par exemple, un film de 1600 ISO est très sensible alors qu'un film de 100 ISO l'est beaucoup moins.
Une photo prise sur un film de 100 ISO avec une ouverture de diaphragme de 4 et une vitesse de 1/100e de seconde est équivalente (en quantité de lumière captée) à une photo prise avec un film de 200 ISO, un diaphragme plus fermé (5.6 par exemple) et une vitesse de 1/100e de seconde.
On peut aussi jouer sur la vitesse en laissant inchangé le diaphragme : 1/200e de seconde et une ouverture de 4.
Théoriquement donc, il est préférable de choisir un film très sensible lorsque les conditions d'éclairement sont faibles.

En photographie numérique, le principe est identique : chaque fois qu'on double la sensibilité ISO, la quantité de lumière captée est doublée elle aussi.
Mais il y a un inconvénient : plus la sensibilité est élevée, plus le bruit est élevé.
Cela se traduit par une baisse de qualité de la photo, surtout dans les zones sombres.